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À Anglet, Éric Burel Etchegoin associe le Japon et le Pays basque (PresseLib.com-en)

2022/05/13

Ce natif d'Euskadi a lancé en 2021 deux marques alliant les cultures nippone et basque : Talaia, des bâtons de marche, et Baskokami, des couteaux.

Lotura: PresseLib.com

C'est à Anglet que cet ancien transporteur a installé son atelier, dans un garage reconverti en boutique et en atelier. Un lieu atypique, chargé de passion... À l’image de son parcours.

Une évidence saute aux yeux lorsque l’on discute avec Eric Burel Etchegoin : c'est un homme aux mille et une passions. « En 2020 j'ai eu un grave accident de moto. J'ai dû passer quatre mois en fauteuil roulant. Depuis, j'ai changé ma façon de penser. Désormais, je privilégie la qualité de vie. J’avance comme je l'entends, selon mes envies. Je ne veux pas de contraintes ».

Je pense qu’au Pays basque, on est tous nés avec un couteau dans la poche !

Transformer l’engouement en activité principale s’est alors imposé, presque naturellement. « Depuis 5 ans je suis coutelier. C'est arrivé un peu par hasard, mais j'ai toujours aimé les couteaux. Je pense qu'au Pays basque, on est tous nés avec un couteau dans la poche ! », explique celui qui, depuis l'an dernier, a développé sa propre production. « Je réalise aussi des bâtons de marche ».

Un mélange de cultures

Autant dans la production de ses couteaux que de ses bâtons de marche, Éric Burel Etchegoin associe les cultures japonaise et basque. Il utilise des matériaux locaux et naturels, qu'il transforme grâce à des techniques venues d'Asie, pour proposer à la vente des produits qui partagent un look rétro, ancestral, doté de nombreux rappels à sa terre d'origine.

« Pour les bâtons, j'utilise du bois de frêne. Il est beau, mais aussi solide et très flexible. Il était par exemple utilisé dans l'antiquité pour réaliser des lances. Je le brûle en respectant le savoir-faire japonais, pour le durcir et le traiter. Ensuite je n'ai plus qu'à le poncer et à y appliquer un peu d'huile ». Des bâtons qui portent sur leurs poignées 7 marques, symbolisant les 7 provinces basques.

J’expédie des produits jusqu’aux États-Unis ou Saint-Pierre-et-Miquelon

Les couteaux sont tout autant travaillés, manuellement. Le coutelier en propose deux à la vente : Ttipia, un petit couteau basque pliant à cran d'arrêt, et Handia, une version plus grande fonctionnant à cran forcé. Deux produits de la marque Baskokami, qui illustrent parfaitement le mariage entre cultures basque et japonaise.

« Au Japon, il y a les couteaux Higonokami, qui se distinguent notamment par leur lame biseautée. J'ai repris l'idée, en y ajoutant ma petite touche personnelle ». Ainsi, les couteaux arborent des emblèmes basques.

En peu de temps, les deux activités d'Éric Burel Etchegoin ont pris une dimension qui ne manque pas de surprendre l'artisan. « Je ne pensais pas que ça prendrait autant ! Je ne fais pas de marché, je vends uniquement dans mon atelier ou sur mon site internet, et pourtant j'expédie des produits jusqu'aux États-Unis ou Saint-Pierre-et-Miquelon » explique celui qui réalise également des bâtons de marches dédiés aux villes d'Anglet et de Biarritz.

Au Moulin d’Alotz, à Arcangues, on n’a pas tardé à repérer son talent, et bientôt les couteaux d’Éric y trôneront en bonne place. « C'est une nouvelle gamme que je proposerai plus tard et qui s'appelle Mahaia. Elle sera accompagnée de la gamme Sukaldia, qui seront des grands couteaux de cuisine », poursuit celui qui est également revendeur des prestigieux Couteaux Pallares.

Vu le rythme de ses idées et innovations, il est probable que l’avenir nous permette de trouver de plus en plus fréquemment les produits Talaia et Baskokami.

« Par exemple, je pense être le seul à réaliser des pommeaux de bâton de marche en corne de manech à tête noire. C'est très rare puisque leurs cornes sont creuses et donc bien plus difficiles à travailler. Mais c'est important pour moi de garder cette touche de Pays basque », conclut-il. Et on le comprend...

Un atelier atypique, hub de toutes ses passions...

Au commencement, c'était une peña. Puis l’amoureux de motos qu’est aussi Éric Burel Etchegoin décida d’en faire l’écrin de ses bijoux à deux roues. Au fil du temps, la peña passa de garage à atelier. Son histoire et ses multiples destins sont encore imprimés entre ses quatre murs : les motos entreposées d’un côté, les affiches rétro de l’autre, posters Talaia et Baskokami, symboles basques, bref, une vraie caverne d'Ali Babasque...



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